aubry double jeux

Dans une interview à paraître dans le Journal du dimanche, l'ancien dirigeant socialiste estime que le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, joue un "double jeu" pour étouffer les autres partis de gauche sans s'opposer frontalement à Nicolas Sarkozy ni proposer une véritable alternative.

"La droite va continuer à gagner tant que les socialistes n'auront pas rompu avec elle : physiquement, en Europe, et programmatiquement en France", estime-t-il.

"En attendant, je n'ai pas d'autre solution que de continuer à forger le Front de gauche. Une entente qui s'élargit, qui seule permettra de renverser le rapport de force, en passant devant le PS", a-t-il ajouté après avoir remporté avec le PG 6,05 des voix aux élections européennes du 7 juin dernier.

"Nous travaillons aux listes des régionales avec le PC, le NPA et les alternatifs. Nous n'avons pas d'autre choix pour échapper à l'étouffement de la gauche que tente Martine Aubry."

Cette dernière a écrit aux responsables d'autres partis de gauche, à l'exception notable du NPA, pour leur proposer de réfléchir ensemble à un projet commun avant l'échéance de 2010.

Elle appelle à une "nouvelle démarche de rassemblement", un mois après son score décevant aux élections européennes (16,48%). Le PS détient actuellement 20 régions sur 22.

La lettre a été adressée à Marie-George Buffet (Parti communiste), Jean-Michel Baylet (Parti radical de gauche), Jean-Pierre Chevènement (Mouvement des citoyens), Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit (Verts) et Jean-Luc Mélenchon.

Europe-Ecologie, arrivé juste derrière le PS aux élections européennes avec 16,28% des voix, a déjà dit n'avoir pas l'intention de s'allier avec les socialistes au premier tour.

"Que le PS arrête de nous casser les pieds (...) ", a dit Daniel Cohn-Bendit dans un entretien paru vendredi dans Le Figaro. 

(MAJORITE-NON-SILENCIEUSE) ditLorsque l'on veut l'unité à gauche, on doit d'abord cesser de rechercher l'alliance avec le Modem à tout va. La prochaine municipale à Aix montrera un PS allié au Modem, tout comme l'année dernière à Lille, lorsque Martine Aubry a rallié à elle le même Modem dont l'appoint était arithmétiquement inutile. Mais il faut, pour le PS, donner toujours des gages au centre. "Centristre, mon beau centriste !" pourrait-on chanter au PS. Ce comportement centripète, qui est la réalité du PS, fait apparaître son appel à l'union de la gauche comme fallacieux. Ce sont les actes qui comptent, pas les paroles. Et les actes du "socialiste" moyen le poussent à droite : Kouchner, Besson, Bockel, en attendant Lang, Allègre, Valls et Rocard déjà nommé ambassadeur aux pôles donc frigorifié, ne se réchauffant que pour accepter de travailler avec Juppé afin de définir les priorités du prochain emprunt de Sarkosy. Tant de dirigeants du PS qui virent leur cuti à droite, est révélateur de l'idéologie petite-bourgeoise qui domine dans ce parti.
Quand on veut l'union à gauche, on regarde vers tous les partis de gauche, de Melenchon à Besancenot, ce que ne fera jamais le PS. Alors, à défaut de faire l'union, on en parle, pour appâter les électeurs de gauche. C'est la vieille tactique : se faire élire à gauche, puis gouverner au centre. Mais il y a un problème : ça eût payé, ça ne paye plus ?Qu'il arrête avec ce paternalisme d'un autre temps

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Commentaires (1)

1. Tony 03/01/2012

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