Affiche diffusée par le mouvement jeunesse du FN, d'abord en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et sur son site internet et désormais visible partout en France

 

La décision sera rendue lundi en début d'après-midi.

Cette affiche, diffusée par le mouvement jeunesse du FN, d'abord en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et sur son site internet et désormais visible partout en France, représente une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien sur laquelle se dressent des minarets en forme de missiles, avec en titre "non à l'islamisme".

Pour l'avocat de la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme), Me Michel Pezet, cette affiche constitue "un trouble manifestement illicite à l'ordre public", parce qu'elle "stigmatise une communauté" à laquelle on fait courir "un risque".

"C'est une provocation", a-t-il poursuivi, dénonçant des "caricatures qui disent que les gens ne pourront pas vivre ensemble".

L'avocat du FN, Me Wallerand de Saint-Just, a argué de la liberté d'expression, avant d'affirmer que "cette affiche n'attaque en aucun cas l'islam et les musulmans mais les islamistes".

Me Saint-Just avait auparavant demandé au tribunal de se déclarer incompétent dans cette affaire, M. Le Pen n'étant pas domicilié à Marseille et dépendant, a-t-il dit, du tribunal de Nanterre.

Interrogé à l'issue de l'audience, Jean-Marie Le Pen, s'est étonné de son assignation, affirmant que "cette affiche