e non-cumul des mandats constitue "la nouvelle frontière" du Parti socialiste, a affirmé sur France Inter Arnaud Montebourg en charge de la rénovation du PS et qui souhaite son application dès les sénatoriales de 2011. "Normalement, c'est tout de suite en 2011. Si on ne le fait ni en 2011, ni en 2012 pour le Sénat et l'Assemblée nationale, ça veut dire qu'on reporte tout ça à 2014 et 2017", a déclaré M. Montebourg.
"Faire un référendum en 2009 pour dire nous allons appliquer une réforme en 2014 et 2017 ça paraît quand même un peu curieux. Donc, si on a un mandat des militants, il va bien falloir le mettre en oeuvre", a-t-il ajouté. "La fin du cumul des mandats est un premier pas considérable à la fois dans le renouvellement qui est nécessaire, l'apparition d'une diversité qui n'existe pas dans la classe politique qui est beaucoup trop homogène et surtout l'émergence de positions qui ne sont pas toutes formatées", a également affirmé l'élu.
"Ca c'est l'oeuvre de la gauche, c'est sa nouvelle frontière", a aussi dit M. Montebourg. Lui-même cumulard -il est député et président du conseil général de Saône-et-Loire-, il a réaffirmé qu'il abandonnerait l'un de ses deux mandats et plus probablement celui de parlementaire.
MAJORITÉ-NON-SILENCIEUSE dit SANS CUMUL + de 20 000 EUR/mois net d'impôts !!!!Pour commencer : un salaire de 5126 euros net d'impôts !Selon les chiffres officiels, en janvier 2007, un parlementaire (député ou sénateur) gagnait 5126 euros net d'impôts (6 891 euros brut). Il s'agit d'un très bon salaire pour un responsable politique qui découpe son travail en trois tiers : un tiers du temps, il travaille dans les commissions de l'Assemblée nationale pour préparer les propositions de lois et les textes présentés en séance plénière, un tiers du temps il siège à l'Assemblée nationale, d'octobre à juin, avec souvent une session extraordinaire en juillet. Et le reste du temps, le député sillonne sa circonscription et tient des permanences pour répondre aux doléances de ses administrés. C'est d'ailleurs toute l'ambiguïté de la fonction d'un député : il est à la fois un représentant de la Nation qui doit défendre l'intérêt collectif et en même temps un élu local qui se doit de répondre aux besoins de sa circonscription.
+ Une indemnité représentative de frais de mandat de :6 223 euros, non imposable !Mais le salaire d'un député ne constitue que le tiers de ce que l'Etat lui verse. Car en plus de son salaire, le député perçoit une première indemnité dite "de frais de mandat" de 6 223 euros. Cette indemnité, qui est donc plus élevée que le salaire lui-même, est censée être utilisée pour les "diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l'Assemblée", selon la circulaire qui réglemente les revenus des députés. Puisqu'il s'agit d'une indemnité, elle est non imposable. Avec cette somme, les députés sont donc censés couvrir toutes leurs dépenses de représentations : déplacement sur le terrain, costumes et autres frais divers.
+ Un crédit affecté à la rémunération des collaborateurs de8 859 euros
L'Assemblée nationale et le Sénat versent également un crédit de 8 859 euros par mois aux parlementaires, destiné à la rémunération des collaborateurs. Les députés payent ainsi des secrétaires, des collaborateurs qui les aident dans leurs tâches quotidiennes. Mais le versement de ce crédit n'est pas contraignant, le député décide qui il veut embaucher, pour quelle tâche, pour une durée limitée ou non. Le nombre de collaborateurs ainsi que leurs rémunérations n'est pas limité. Souvent, les députés embauchent donc des membres de leurs familles, sans qu'ils n'aient de formation particulière. Le temps de travail d'un collaborateur n'est d'ailleurs soumis à aucune règle. Certains députés, très consciencieux, ont donc un véritable staff, d'autres, plus dilettantes, se contentent d'une secrétaire ou d'un collaborateur. Une partie du crédit alloué part alors dans la poche du député.
+ Les transports et le téléphone gratuits
Au-delà de toutes ces indemnités cumulées, les députés et sénateurs bénéficient également de quelques avantages : un bureau est mis à leur disposition, le téléphone est gratuit ainsi que les transports en commun en première classe. Autrement dit, la plupart des déplacements sur le terrain sont financés par l'Assemblée nationale, le député n'ayant pas besoin alors de piocher dans sa cagnotte de 6 223 euros de frais de mandat.
Entre outre, rien n'oblige le député à dépenser l'intégralité de ses indemnités. Il peut alors les garder pour lui, à condition que l'ensemble des indemnités perçues personnellement ne dépasse pas les 8 100 euros depuis une loi qui date de 1992 toutes les sommes reçues par le député s'élèvent donc à 20 208 euros par mois. Le député est libre de les dépenser comme bon lui semble. Sur les 577 députés en place en janvier 2007, 439 possédaient un autre mandat (maire, conseiller général ou régional) et 80 en possédaient deux autres. Autrement dit, 90% des députés cumulent leur fonction nationale avec une fonction locale, rémunérée, bien sur ___
Il serait temps que Mr Montebourg mette en application une décision que Mr Jospin avait préconisé,c'est à dire il y a plus de 10 ans.Combien d'hommes politiques cumulent 3 voire 4 mandats?Ne me dites pas que ces personnes peuvent s'investir totalement dans leur engagement.De droite comme de gauche ils sont d'accord.C'est la raison pour laquelle l'hémicycle de l'assemblée est pratiquement vide.Certes certains députés sont en commission.
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