le- p s sans (valls)

Les appels au regroupement des forces de gauche, bouée de sauvetage pour le PS? Dans une lettre adressée, cette semaine aux leaders d’Europe Ecologie, du PCF, du PG, du PRG et du MRC, Martine Aubry a proposé une «nouvelle démarche de rassemblement» à gauche «sans préalable» et dès les régionales. La dernière d’une longue liste d’invitations lancées, tous azimuts, à leurs partenaires par des socialistes encore sonnés par la déroute des européennes et face au chantier de la refondation du parti.

Certes, les raisons d’appeler à l’unité de la gauche ne manquent pas, remarque le politologue Rémi Lefebvre, auteur de La Société des socialistes: «sincères», dans un contexte d’émiettement de la gauche, ou «opportunistes, en réponse à la poussée d’Europe Ecologie» et en vue des régionales.

«Absence de coordination»

Mais, selon lui, ce foisonnement «en dit long sur l’absence de coordination au PS». Façon , aussi, d’«avoir recours à des solutions extérieures, faute de pouvoir bouger» en interne et vu la difficulté d’engager une transformation en profondeur du PS.

Sans attendre l’initiative de leur première secrétaire, nombre de socialistes avaient en effet déjà multiplié les oeillades à l’adresse de leurs partenaires  traditionnels.

Plusieurs proches de Ségolène Royal, Vincent Peillon, François Rebsamen, Aurélie Filippetti ont notamment soutenu l'«appel» de Robert Hue, pour un «rassemblement sans délai de toutes celles et de tous ceux qui estiment urgent de se retrouver dans une démarche unitaire au-delà des appareils». Le courant «L’Espoir à gauche», issu de la motion Royal, a d’ailleurs convié l’ex-leader du PCF, Daniel Cohn-Bendit et Marielle de Sarnez, à ses ateliers d’été.

Le tandem Paul Quilès - Marie-Noëlle Lienemann, de longue date sur le créneau unitaire, a préconisé la création d’un «comité national de rassemblement des forces de gauche et écologistes» en vue de la présidentielle.

«Diriger les régions ensemble»

La plupart songe, à plus court terme, aux régionales à de mars 2010. Jugeant «assez logique que la question de listes communes (de la gauche) soit posée» pour 2010, Benoît Hamon a carrément estimé, dans Libération: «Le fait que certaines régions soient présidées par des partenaires du PS n’est pas un tabou.»

Alors que le rassemblement Europe Ecologie rêve de transformer l’essai en mars 2010, les socialistes veulent «leur couper l’herbe sous le pied en disant qu’il faut rassembler» tout en tentant de «tordre le cou à l’idée d’un PS hégémonique», explique Rémi Lefebvre.

Dans une tribune diffusée sur Rue89, l’eurodéputé Harlem Désir a prôné des listes «Gauche-Ecologie» dès le premier tour, qui fédèreraient le PS, «les écologistes» et «toutes les forces de gauche» prêtes à «diriger les régions ensemble». Et Manuel Valls a plaidé pour «une large coalition», intégrant les Verts et le Modem. «Ne laissons pas aux écologistes le monopole du mouvement et de l’optimisme alors que nous devrions être à la pointe des idées», a intimé le député-maire d’Evry.

«Ça fait un peu pétard mouillé»

Jean-Marc Ayrault, lui, a suggéré à toute la gauche de «se retrouver autour d’une table» pour savoir «comment on fait pour que les 20 régions sur 22 qui sont dirigées par la gauche continuent à l’être et comment on fait pour être candidats ensemble».

La goutte d’eau de trop qui a exaspéré Daniel Cohn-Bendit, priant les socialistes d’«arrêter de nous casser les pieds».

Le PS a-t-il encore une chance d’être entendu par le reste de la gauche? «Vu le dégré d’indifférence des partis entre eux et l’absence de dialogue depuis 2002, on part de loin», admet Rémi Lefebvre. D'autant que le concert de propositions, «parfois convergentes mais portées par des individualités», réduit la lisibilité de la démarche.

«Ça fait un peu pétard mouillé», a raillé Marie-George Buffet, prévenant qu’«il n’y aura pas d’appel miracle». Quant à Jean-Michel Baylet, s’il se réjouit de «tout ce qui va dans le sens de l’unité», le président des radicaux de gauche, juge que «les socialistes doivent se retrouver» avant d’espèrer que «la gauche se rassemble».                     (MAJOTRITE_NON-SILENCIEUSE)      dit  Certes, le PS est figé, semble ne plus savoir choisir sa ligne. Mais c'est justement l'union à gauche qui pourra le sortir de l'ornière. Le PS doit oublier Valls. Le PS doit oublier le MODEM. Le PS doit oublier Valls. Le PS doit retrouver le plein sens du mot socialisme. Il a plus que jamais son sens. Un sens. Le PS doit oublier Valls et sa "troisième voie". Le PS doit oublier Valls et son ultra-libéralisme le faux-frere du ps.Evidemment que la solution se trouve du côté de la social démocratie !
Même Jospin, pourtant trotskyste dans l'âme, avait du s'y résoudre lorsqu'il est arrivé aux manettes !
Si le PS avait fait clairement ce choix, le Modem n'existerait pas, Cohn-Bendit aurait fait 5%, comme d'hab' pour les verts, Royal et Aubry ne seraient pas en train de se tirer dans les pattes, la gauche serait en mesure de proposer un programme, etc...
Le premier problème, c'est que Fabius, Mélenchon et consorts on tellement voulu tirer à gauche pour des considérations purement éléctoralistes qu'ils auraient vraiment l'air minables s'ils devaient revenir la queue entre les jambes en disant "euh, oui, en fait, la gauche pure et dure, dans une économie de marché, eh ben ça marche pas !"Le second problème, c'est qu'à force de marteler des co**eries année après année, ils ont fini par se créer une base éléctorale qui croit dur comme fer qu'en interdisant les licenciements, en enfermant les patrons dans des placards, on va résoudre les problèmes de la France :)Et bon courage pour retrouver "un front de gauche". La vérité, c'est que cette unité à gauche n'existe pas, que les sociaux-démocrates n'ont rien à voir le courant plus dur du parti : le clivage se fait entre - Europe Ecologie, le Modem et la branche Royaliste du PS d'une part
- Mélenchon, Chevénement et toute la clique anticapitaliste d'autre part ?Maintenant, redessiner le paysage à gauche selon ce clivage est quasi mission impossible et Aubry avec son appel à " l'unité à gauche ", ne fait que reculer devant cette échéance.

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