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v la première secrétaire, qui le mettait en demeure de soutenir le PS ou de le «quitter», le député-maire d'Evry rétorque qu'il «entend bien rester fidèle à son poste » et qu'il ne se «fera pas le silencieux complice de l'aveuglement ».
Lire l'intégralité de la lettre de Manuel Valls à Martine Aubry.
Cinglante, la riposte ne s'est pas fait attendre. A l'ultimatum lancé mercredi par Martine Aubry, Manuel Valls contre-attaque, et la vigueur avec laquelle le député répond semble bien signifier que l'opération de recadrage au PS a échoué. A celle qui lui demandait d'arrêter ses attaques ou partir, Valls avertit qu'il entend «bien rester fidèle à [son] poste, à [sa] famille politique et à [ses] valeurs», dans une lettre adressée à la maire de Lille. [LIRE l'intégralité de la lettre de Manuel Valls à Martine Aubry].
«Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l'aveuglement», écrit-il. «A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti», ajoute Manuel Valls, qui qualifie le parti «de machine à perdre». «Ton procès d'intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l'insulte», tranche sévèrement l'élu.
«Pourquoi un tel déni ?»
Manuel Valls réplique par ailleurs à plusieurs phrases de la patronne du PS, notamment lorsqu'elle affirme que le «parti s'est remis au travail» depuis le congrès de Reims. «Malgré un dévouement et une bonne volonté que je ne mets pas en cause, force est pourtant de constater, pour l'heure, que ce travail et ces propositions n'ont pas convaincu nos compatriotes», juge-t-il. Il s'étonne que Martine Aubry n'évoque pas dans son courrier le résultat du scrutin européen. «Pourquoi un tel déni? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement?»
«Je ne renoncerai donc jamais à l'ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche, d'autant que je suis convaincu que nous pouvons gagner en 2012 et battre Nicolas Sarkozy», assure celui qui s'est d'ores et déjà déclaré candidat pour la prochaine échéance présidentielle.
Sévère, la réponse de Manuel Valls fait suite au vif rappel à l'ordre adressé par Martine Aubry dans un courrier révélé mercredi par Le Parisien. «Tu donnes l'impression d'attendre, voire d'espérer, la fin du Parti socialiste. Mon cher Manuel, s'il s'agit pour toi de tirer la sonnette d'alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste», avait prévenu la maire de Lille. «Je ne peux accepter qu'il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. C'est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d'en assumer toutes les conséquences pour l'avenir» ajoutait la première secrétaire du PS.
«La génération qui dévore ses enfants»
Elle lui reprochait ses prises de positions et sorties médiatiques peu amènes envers la direction du PS. Lors d'un débat avec un ex-conseiller de Jospin la semaine dernière dans Libération, Manuel Valls s'en était pris à «la génération qui a failli», celle qui selon lui «dévore ses enfants». «Il est temps qu'elle passe la main à des hommes et des femmes contemporains», lâchait ainsi Valls sans citer Fabius, Strauss-Kahn… et Aubry.
Déjà fragilisée en interne après l'échec cuisant de son parti aux élections européennes et rabrouée par ses partenaires de l'ex-gauche plurielle qui n'ont pas donné suite à son appel d'une union de la gauche, Martine Aubry doit désormais faire face au soldat rebelle Valls. Celui-ci, qui conclut son courrier par une citation d'Albert Camus, «Je me révolte donc nous sommes», ne semble pas vouloir baisser les armes.
(MAJORITE-NON-SILENCIEUSE) dit vous n'avez donc rien compris. Exposer en public vos querelles n'intéresse que vous .C'est d'ailleurs pitoyable on a l'impression d'un petit garçon qui veut désobeir à sa maman. Un ego surdimensionné n'a jamais été suffisant pour faire un Homme Politique, tout au plus un politicard.la "jeunesse" n'a jamais été un programme en soi. Vous n'arrêtez pas de nous casser les oreilles avec la rénovation. Mais il y a une façon trés simple de montrer votre stature faites des proposition et pas une pâle imitation de sarkozy. Enfin je ne vais pas tirer sur une ambulance mais vos propos lors de la brocante de votre commune en dit long sur votre personnage pitoyable - ça ne sent pas très bon !!! Ils sont vraiment affames ces socialistes de pouvoir et d'argent... ils veulent tous la place!!! tout ce qui qu'ils pensent c'est d'avoir la place quitte a vendre la France s'il le faut, a accepter toutes les anneries ruiner encore un peu plus la France....Créer un site gratuit avec e-monsite.com - Signaler un contenu illicite
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